banner4_ES.jpg
Web 2.0 et qualité perçue (QoE)
Image 
Web 2.0 et qualité perçue (QoE)
Par William RANG, directeur R&D
Le Web 2.0 est un terme utilisé pour marquer la transition entre un web qui, à l’origine, était constitué d’une succession de pages statiques, vers un web plus dynamique dont les pages utilisent de plus en plus de technologies permettant l’interactivité, l’ergonomie ainsi que l’amélioration des performances. On parle maintenant d’Applications Internet Riches (AIR). Le développement de ce nouveau type d’applications est aujourd’hui rendu possible par la richesse des technologies pouvant être utilisées.

Parmi ces technologies, nous pouvons citer :

  • Flash d’Adobe,
  • Ajax (requêtes asynchrones déclenchées depuis des script javascript),
  • Java de Sun,
  • ActiveX de Microsoft.

Pourquoi ces technologies sont elles mises en œuvre alors que leur utilisation nécessite beaucoup de travail au niveau de la conception et du développement du site ? Il y a plusieurs raisons à cela :
En plus des avantages des technologies Web en terme :

  • d’installation/déploiement,
  • de mises à jour,
  • d’accès,

les technologies Web 2.0 apportent :

  • de la richesse au niveau de l’ergonomie, interactivité,
  • un gain de performance (traitements asynchrones, utilisation de la puissance du poste client),
  • une meilleur répartition de la charge client/serveur,
  • une optimisation de la charge réseau (le contenu des pages n’est pas totalement rechargé à chaque fois).

Bref, nous ne sommes plus dans un modèle où l’utilisation d’un site web peut être modélisé sous la forme d’un enchaînement d’une succession de pages. Ceci a un impact sur la mesure de la qualité (performance) de ces applications car :

    • d’une part, les outils orientés « réseaux » de type sniffer ou agents passifs installés sur les machines clientes ne sont plus adaptés pour obtenir cette vision car les échanges asynchrones rendent extrêmement difficiles voire impossibles de « reconstruire » le parcours utilisateur et d’en déduire des métriques de performance,
    • d’autre part, nous devons imaginer une logique d’utilisation de l’application orientée « étapes » et non plus de « pages ». Une « étape » pouvant donner lieu à des échanges réseaux ou non.

La mesure de qualité orientée agents « actifs », c’est à dire par stimulation de l’application grâce à un logiciel qui va reproduire le comportement d’un utilisateur, ce comportement étant modélisé sous la forme d’un scénario, semble être le meilleur moyen de mesurer correctement la performance avec un échantillon statistique suffisant pour en tirer des conclusions. Cette mesure devra prendre en compte à la fois des métriques orientées interfaces de restitution au sein des pages (métriques GUI) ainsi que des métriques orientées réseaux.
Afin de refléter correctement la qualité perçue (QoE) de l’utilisation de l’application, la difficulté viendra de la définition correcte du scénario, qui devra se conformer à la manière dont l’utilisation fut pensée par les concepteurs, notamment sur la gestion des temps d’attentes utilisateurs, si le site utilise ente autres des technologies dites de « pré chargement » justement destinées à en améliorer la performance.